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← Rencontres non-philosophiques avec les environnements bâtis

Vol. 2 No. 1 (2024)

Essai

L’Utopie des Étrangers peut-elle être une Cité?: Une (re)lecture radicale de La lutte et l’utopie à la fin des temps philosophiques

Pages: 40–52

Abstract

Dans les temps troublés et très incertains que nous connaissons, la tentation est grande de vouloir (re)construire un espace sécure, imaginer de nouvelles formes d’existence humaines porteuses d’espoir... Quoi de plus naturel? A ce titre, les réflexions pouvant être menées sur la cité, en tant que creuset ancestral de nos relations et échanges inter-humains occupent une place de premier plan. Quelle cité pour demain? est un thème majeur qui occupe ou à tout le moins préoccupe nos contemporains de par le monde. Et en tant que nonphilosophes, bien sûr, nous sommes tentés par l’aventure. Aussi la question de savoir ce que peut la nonphilosophie dans ce contexte se pose, inéluctablement. Mais tout aussi inéluctablement et immanquablement apparaissent les chausse-trappes de la Pensée-monde, si ce n’est de la philosophie, prêtes à nous (ac)cueillir dans nos errances. Ainsi notamment, le terme même de cité, employé par François Laruelle lui-même plusieurs fois, dans ses écrits, qui pourrait sembler légitimer son usage dans cette démarche en vue mener une réflexion concrète de cet ordre, doit être analysé plus profondément et précisément. Quel impact peut avoir concrètement la non-philosophie sur le Monde ? En tant que non-philosophes, devons-nous totalement nous résoudre à un non-agir indifférent à la marche mondaine et donc à un sort scellé des humains présents et à venir? Qu’est-ce qu’une utopie qui vient unilatéralement au Monde et qui ne bascule pas dans les mirages et la croyance en une efficience et une matérialisation mondaine?

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